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Guillaume Tozer, ingénieur culturel du groupe Charlois, raconté par Stéphane Ebel
Portrait de salarié Guillaume Tozer, ingénieur culturel du groupe Charlois, raconté par Stéphane Ebel 3 mars 2020

En passant par Murlin.

 

Le hasard fait parfois bien les choses… La chance, il faut savoir la provoquer, ou, qui ne tente rien n’a rien… Trois adages qui peuvent résumer l’arrivée de Guillaume Tozer – 38 ans – dans le groupe Charlois il y a 3 ans alors qu’il traverse une période de chômage et… Murlin.

 

« Pourquoi tu ne postules pas ? Ton profil pourrait intéresser le groupe, on ne sait jamais ». Cette phrase, c’est l’épouse de Guillaume qui la prononce, alors que le couple et ses trois enfants, installés à Paris, traverse Murlin pour la énième fois depuis 15 ans pour rejoindre la résidence familiale à Lurcy-le-Bourg. « C’est ce que j’ai fait, j ‘ai envoyé un cv et une lettre de motivation en juillet 2016. Sylvain Charlois m’a répondu très rapidement en me disant qu’il cherchait un profil comme le mien pour différents projets et m’a convoqué pour un entretien en septembre. En janvier 2017, j’intégrais le groupe… » Au bon endroit, au bon moment ! C’est Guillaume qui le dit du haut de sa modestie. « J’ai vu de la lumière, j’ai frappé et on m’a ouvert la porte ! ».

 

Une formation d’archéologue.

 

Archéologue de formation, titulaire d’un DESS Gestion du Patrimoine Culturel, Guillaume a baroudé du Guatemala au Cambodge, d’une fouille à une autre, avant de devenir responsable des expositions « Hors-les-Murs » du musée -privé- « Des Lettres et Manuscrits » à Paris, dans le 7ème arrondissement. Au sein de la maison Charlois, Guillaume fait figure d’OVNI. Ingénieur culturel, c’est son titre. Et, quand on y regarde de plus près, on comprend mieux pourquoi. « L’ingénierie : c’est l’ensemble des études encadrant la conception et la réalisation d’un projet industriel », remplacez industriel par culturel, et vous aurez compris. « Dans sa philosophie de développement, explique Guillaume, le groupe souhaitait intégrer une dimension culturelle, historique, pour comprendre, faire comprendre et assoir sa crédibilité avec le chêne comme fil d’Ariane ». Depuis trois ans, il cherche, il fouille, à la recherche d’éléments historiques sur la merranderie, la forêt, la famille Charlois… délaissant les chantiers, la truelle et les gants pour les archives, le stylo et les écrans. Il cherche et il trouve et finit par en connaître davantage que quiconque sur l’histoire de la famille Charlois. « Le groupe fabrique des tuiles en chêne. Parmi les ancêtres Charlois, on retrouve des couvreurs. Cela relève peut-être de l’anecdote, mais c’est un fait historique notoire quand on sait que des décennies plus tard, le groupe allait se lancer dans la fabrication de tuiles… en chêne ».

 

La culture comme trait d’union.

 

La mission dévolue à Guillaume est de développer le soutien à l’action culturelle. Plusieurs projets ont déjà été concrétisés, d’autres sont en cours. Un livre (« Le chêne en Majesté ») auquel il a contribué et le film « Demain prend racine aujourd’hui », réalisé conjointement avec l’ONF. Au quotidien, c’est un travail au sein du service communication qui se traduit notamment par de nombreux articles, fruits de ses recherches, publiés sur les différents sites internet du groupe et les réseaux sociaux. Une empreinte qui a vocation à s’inscrire dans le temps et à entériner l’image du groupe au national et à l’international. Une image ancrée dans le terroir nivernais, autour de Murlin, de la forêt des Bertranges. Un savoir-faire séculaire qu’il incombe à Guillaume de promouvoir et de valoriser.

 

Murlin au cœur !

 

Une des spécificités de la maison Charlois est d’avoir maintenu le cœur du groupe en son lieu historique de création : Murlin. « Toute l’activité du groupe, administration, communication, en plus de la production des merrains et des fûts de chêne, est coordonnée depuis Murlin, au plus près de la forêt ». Guillaume a donc, lui aussi, posé ses valises à Murlin, un choix de vie professionnel et personnel à la fois, sa femme et ses enfants étant, quant à eux, restés en région parisienne, dans le secteur de Fontainebleau. Le jeu en vaut la chandelle, le job aussi. Lui, l’ancien responsable d’expositions « Hors-les-murs » à Paris, a trouvé en Murlin une source d’épanouissement professionnel, mais aussi personnel. Les tâches ne manquent pas et sont autant de sources de motivations. Entre la mise en place d’un espace d’expositions faisant la part belle au patrimoine culturel et à la création contemporaine, la mise en valeur et l’acquisition d’œuvres d’art par le groupe Charlois (certaines œuvres monumentales seront installées au cœur du village), la valorisation des savoir-faire et de l’artisanat d’exception local, son emploi du temps est bien garni. « Le site de Murlin a vocation à évoluer, à se diversifier, avec toujours à l’esprit, la forêt, le chêne, les métiers de la tonnellerie, de la merranderie et tout ce qui tourne autour du vin sous un aspect culturel et historique. Ce qui devrait donner un nouveau souffle au territoire des Bertranges ». De quoi assoir encore davantage la réputation d’un groupe qui ne cesse de grandir, comme Guillaume et sa famille ont pu le constater. « A chaque fois que l’on traversait le village de Murlin, il y avait quelque chose de nouveau. On a vu le groupe se développer sans savoir vraiment de quoi il s’agissait et encore moins que j’allais y travailler un jour. Maintenant, j’y suis et je suis fier de participer à son développement et à son rayonnement, national et international ».

 

 

Photo © Christophe Deschanel